Créations éternelles (quelques tweets)

Voici quelques réflexions sur la création.

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La solitude est, par nature, une condition inhérente à l’être humain. Je n’ai jamais eu l’illusion qu’un autre puisse m’en délivrer, car je savais que personne ne pourrait véritablement m’y soustraire. Après plus de vingt ans passés dans la solitude, j’ai depuis longtemps appris à me suffire à moi-même. Je suis autonome en énergie. L’être humain le plus libre et le plus fort n’est certainement pas celui qui ne ressent jamais la solitude, mais plutôt celui qui l’embrasse et en fait son amie.

Il existe bien sûr une autre forme de solitude, celle qui émane des profondeurs de l’univers, et que je ne souhaite plus jamais éprouver de ma vie. Je ne l’ai vécue qu’une seule fois, et depuis, je n’aspire qu’à me rapprocher des autres, toujours plus près. Heureusement, je sais que je ne rencontrerai plus jamais un tel moment ; ce temps-là est figé à jamais sur une certaine ligne d’univers, et constitue pour moi une éternité.

2

Entre vérité et illusion, entre rêve et mirage. Des signaux électriques voyagent à travers les voies neuronales complexes et entrelacées. Chaque fois qu’on se remémore le passé, on a tendance à altérer certains souvenirs, et le cerveau est progressivement remodelé de manière insidieuse. Nous utilisons en réalité nos souvenirs pour percevoir notre existence passée. Dans cette optique, notre moi passé est-il véritablement figé pour l’éternité dans l’histoire ? Je ne le pense pas. Ces versions de nous-mêmes, ainsi que notre moi actuel, respirent ensemble à travers tous les espaces et dimensions.

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La lutte est éternelle, la résistance est éternelle, et les difficultés sont également éternelles. La fluctuation des états est donc tout à fait normale. La croissance implique aussi une fragmentation et une renaissance partielles. Seuls la mort et l’absence de croissance peuvent apporter une paix durable.

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Je crois que ma vie est un voyage à la recherche de la beauté : des théories ultimes merveilleuses, des personnalités magnifiques, des paysages sublimes, des mets délicieux… La beauté réside dans l’instant et l’éternité, dans le banal et le grandiose, dans le réel et l’illusion, dans le bien et le mal, dans la soumission et la résistance. Si elle me fait momentanément défaut, alors je me sculpte moi-même et je crée mes propres œuvres. Je suis un observateur, un admirateur, et aussi un créateur.

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Une grande partie des gens s’emploie avec ferveur à transmettre leur ADN biologique, tandis qu’un petit groupe souhaite transmettre l’ADN de leur âme. La création est le chemin vers l’immortalité. L’œuvre, elle, est plus éternelle que le corps.